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Le secret de la gourde magique

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les avis de Cinemasie

1 critiques: 1.5/5

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4 critiques: 2.5/5

visiteurnote
Bastian Meiresonne 3.25
Phildu62 2.5
dll_povtyp 2.25
Fred30 2


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Les bourdes de la gourde

Pendant que Stephen Chow se débattait avec Buena Vista (une filiale de Disney) pour la finalisation de son ambitieux "CJ7" pour unes sortie conjointe en Asie et aux USA, la maison-mère de Mickey, elle, tentait carrément sa première incursion sur le sol chinois avec cet ambitieux film pour enfants. Une première collaboration, qui devrait déboucher sur toute une série d'autres projets à venir, même si le cuisant échec de la "Gourde" (surtout face à la concurrence déloyale d'un autre produit de la même "écurie", "Pirates des Caraïbes 3", qui avait raflé dix fois plus d'argent rien que la semaine de la sortie conjointe des deux films au box-office chinois) a dû refroidir plus d'une grosse tête pensante des projets à venir.
Disney, qui s'attaque avec grande ambition aux deux plus gros marchés mondiaux, la Chine et l'Inde (où vient de sortir dans une autre quasi indifférence générale le film d'animation "Roadside Romeo" en co-prod' avec Yash Raj Films).
 
"Le secret…" est moins un film d'animation dans le sens le plus classique du terme, plutôt qu'un mélange entre prises de vues live, comme l'a été "Elliot, le dinosaure" dans des temps reculés de la jeunesse de votre présent critique, "Roger Rabbit", pendant sa tendre adolescence ou les "Looney Tunes" plus récemment (bonjour les références). Effectivement, c'est principalement la gourde et ses mille et un tour magiques, qui sont en images de synthèse de plus ou moins bonne facture…car curieusement, la qualité des séquences oscille entre le franchement mignon (la gourde réussit quand même à être très expressive, animée de la voix pétillante de l'acteur Lau Ching-Wan dans la VO) et le carrément exécrable (allez savoir pourquoi, certaines séquences semblent avoir été franchement bâclées); en revanche, elles sont quasi toutes de qualité bien supérieure, que l'ensemble du long-métrage de Chow, "CJ 7", il n'y a pas l'ombre d'un doute là-dessus. D'ailleurs, les tout-petits prendront sans aucun doute bien plus plaisir à suivre les aventures de Wang Bao et de sa gourde, plutôt que de Dicky et sa boule à poils. Bien que assez mince scénaristiquement, il n'y a quasiment aucun temps mort, depuis la scène de la "pêche en l'air" au bout d'un petit quart d'heure de film, en passant par le vol effréné en avion miniature, le passage de l'autre côté du grand écran à affronter un dinosaure (peut-être un peu trop virulent pour les plus petits) jusqu'à l'invasion des jouets robots en fin du film. Aucun message à tirer de tout ça, peut-être également le seul reproche, que l'on pourrait faire au film et avec un message prochinois et communiste (tous pour un…le travail assure la réussite, etc) un brin trop appuyé. En même temps, la curieuse collaboration entre l'impérialiste américain par excellence et l'Empire du Milieu réserve son lot de bizarreries, telle une vision très américanisée du Chinese Way of Life (une putain de baraque quand même pour notre petite famille middle class avec une chambre d'enfants drôlement bien aménagée; peu de plats franchement chinois, quand Wang Bao peut choisir entre diverses friandises sorties du chapeau magique de la gourde, etc, etc).
 
Adapté d'une nouvelle de l'écrivain chinois pour enfants Zhang Tianyi, cette première collaboration laisse pourtant entrevoir d'intéressantes productions à venir, qui – même si l'histoire est largement universelle et convenue – promeut d'autres exemples un peu plus exotiques à venir. Il ne reste plus qu'à trouver le moyen aux grands de ce monde de savoir correctement marketer ces drôles d'efforts. Franchement, yeux bridés, turbans sur la tête ou paysages des pays de l'Est importent totalement peu à nos chers bambins, du moment que l'histoire est accessible et la version doublée pour les plus petits. Moi-même, j'ai été élevé aux merveilleuses (et inventives) productions pour enfants des pays de l'Est des années 1960 et pays scandinaves des années 1970 et la Corée ou le Japon sont actuellement un vivier incroyable d'excellents films pour enfants live. S'il n'y avait la maladresse des "grands" à hésiter lancer des telles productions sur le marché sous prétexte, que ce soit "trop différent" ou difficile d'accès…et c'est sans doute dans ce type d'hésitations, que l'on pose les premiers pavés pour la future "différenciation des cultures et races" (sic).


07 janvier 2009
par Bastian Meiresonne


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